Stabat Mater Furiosa
Par zig le dimanche, février 21 2010, 19:56 - Lien permanent
J'ai cherché la signification de ses termes mais je n'ai pas trouvé. Marqué je le suis par ce long monologue. Une pièce écrite par Jean Pierre Siméon, jouée au Perce Oreille hier soir. Une mise en scène simple efficace. Une Femme qui se bat avec des mots. Une pièce à ressentir, une pièce dont il faut s'imprégner et qui laisse des traces. Cette Femme traverse les époques les pays et surtout les guerres qui toutes se ressemblent. Du Liban à la Palestine en passant par le bruit des bottes de la seconde guerre mondiale. Les lieux les dates changent mais pas les souffrances ni les balafres que la guerre laisse. Une Femme qui explose de colère balançant ses mots à la face de l'homme guerrier, de l'homme (Père, Frère, Fils) qui va la guerre qui tue qui viole méthodiquement fier de son "devoir" accompli. Elle montre à l'homme guerrier le vrai visage de la guerre, Elle cherche à briser cette "tradition" qui se perpétue de générations en générations, de Père en Fils. Elle nous parle d'amour de la terre, d'amour de la vie, elle nous parle d'amour tout simplement.
J'ai beaucoup aimé, j'ai envie de dire à ceux qui ne sont pas venus (la salle était presque déserte contrairement à la veille) dommage vous avez raté quelque chose de fort de prenant ! Il est vrai que le public ne réfléchi plus, il consomme et ingurgite tout ce qu'on lui donne sans se poser de questions. Cette pièce ne se consomme pas, elle se vit !