Spécial dédicace !
Par zig le vendredi, janvier 15 2010, 18:38 - Lien permanent
Une petite pensée émue pour notre ministre de l'immigration. J'ai presque pleuré hier quand je l'ai vu dans l'émission à vous de juger. Il était beau droit dans ses bottes, fier de participer aux fondements de la nouvelle République Française de part son débat sur l'identité nationale. Cet homme a encore la fibre sociale puisqu'il le clame haut et fort !!! La preuve 29000 expulsion l'an dernier !! Alors la je dis bravo !! Une seule question me hante. Pourra t'il faire mieux l'année prochaine ?? Surement, l'état lui donne suffisamment de moyen pour traquer partout le clandestin, le sans papier. La garde à vue arbitraire, les contrôles d'identité au faciès ! la délation (tu vas acheter tes clopes tu es sans papier et tu as une gueule qui ne revient pas à la vendeuse attention danger ! ). Notre ministre de l'immigration ne cède pas aux tentations. Il ne régularisera pas les 6000 travailleurs sans papiers qui font grève depuis 3 mois qui cotisent, payent des impôts sont souvent exploités, mal payés. Alors la je dis bravo !! Tout allant tellement bien dans notre pays des droits de l'homme j'ai décidé d'écrire une petite chanson que je dédicace à notre cher ministre de l'expulsion. Pour la musique c'est sur zigoto my space. Pour le texte c'est ici
Ministère de l'expulsion
J'avais faim, pas d'argent, pas de travail, pas d'idées Je n'étais pas grand chose dans mon ancien parti Un sous fifre sans envergure, un numéro sur une carte J'avais, les dents longues, le regard d'acier, les crocs affutés J'étais près à mordre tous les camarades pour un bout d'idée
Je ne crois en rien seul le pouvoir m'intéresse D'ailleurs depuis j'ai retourné ma veste
Je suis le roi de l'arbitraire, je manie le bâton Je suis ministre de l'expulsion Je flatte l'électorat, j'expulse à tour de bras Ma mission le national identitaire
J'avais faim, pas d'argent, pas de travail, pas de papiers Je suis venu ici pour vivre et manger Je fais des petits boulots pénibles et mal payés J'avais faim, pas d'argent, pas de travail, pas de papiers
J'ai peur tous les jours d'être arrêté J'ai peur tous les jours de me faire attraper
Je travaille dans de mauvaises conditions bête de somme, esclave de mon patron
J'ai rencontré ceux qui manient le bâton et le ministre de l'expulsion
Il m'a jeté sans me regarder dans une prison Puis il m'a mis dans un avion.