J'ai entendu plusieurs fois au cours de ce dernier mois suite à des violences graves bien sur mais aussi extrêmement médiatisées des expressions comme "sanctuariser l'école". Ce genre de termes et surtout la manière et les méthodes que le gouvernement souhaite utiliser pour "sanctuariser l'école" me semblent très dangereuse pour l'école et pour la société en général. Non seulement c'est une manière de stigmatiser encore une fois la jeunesse sur des actes qui sont condamnable bien sur mais qui sont aussi rares et isolés. L'école, le collège le lycée est encore un espace ou la violence est contenue et canalisée par d'autres moyens que la répression et les forces de police. De plus cette violence existe depuis belle lurette et à l'époque c'était un sujet tabou ! L'entrée des forces de police tel que nous les connaissons actuellement dans les écoles et ce de quelques manières que ce soit (policiers, proviseurs assermentés, fouilles au corps, appareils de détections de métaux, caméras) est un danger, elle désigne le jeune comme coupable d'office et prive encore une fois la jeunesse de ces libertés fondamentales républicaines. C'est dans les faits une uniformisation un formatage de la jeunesse qui se prépare et qui permettra au gouvernement de prendre le contrôle de celle-ci par le biais de la répression. Quid du droit de grève, de revendications des élèves et même des enseignants ? L'école est le reflet de notre société qui est elle même très violente !! Tous nous subissons ou avons déjà subis des pressions au quotidien pour être toujours plus rentables,corvéables à merci, sans oublier les baisses de salaires, les licenciements abusifs, des familles entières détruites pour le plus grand bonheur du capital ! C'est à cette violence la pandémique, systémique, sociétale, à laquelle il faut s'attaquer. A partir de là, la violence que je pourrais qualifier de défensive envers les représentants de l'autorité, la violence du désespoir et du no future disparaîtra. Réfléchissons à l'avenir de notre jeunesse, celle qui désespère, celle qui voudrait que notre société évolue pour que chacun y trouve sa place selon ses capacités, cette société qui tue notre jeunesse et qui ne se pose pas la question de savoir pourquoi des milliers de jeunes se suicident chaque année.
L'école public de demain, ça pourrait être une école véritablement gratuite ou la famille n'aurait pas à payer les livres, la cantine, les fournitures scolaire par exemple...
L'école public de demain, ça pourrait être un lieu d'ouverture et d'échange sur le monde sans grille, sans cadenas avec des règles de fonctionnement appliquées et même décidées par les élèves.
L'école public de demain, ça pourrait être l'endroit ou chacun pourrait trouver sa place selon ses compétences, ou chacun ferait l'apprentissage de la démocratie ou des décisions seraient prises ensemble pour le bon fonctionnement de l'établissement.
L'école public de demain, ça pourrait être un lieu d'échange culturel ou l'expérience de chacun serait mise en valeur ou les différences seraient complémentaires pour construire ensemble.
L'école public de demain, ça pourrait être un endroit ou l'élève serait heureux de se rendre (même à pied) par ce qu'il pourra réaliser des projets avec des objectifs précis et du concret qui lui permettra de se tourner vers l'avenir.
L'école public de demain, ça pourrait être moins de pion et plus d'enseignants pour mieux prendre en compte les besoins de chaque élève et pour une réelle adaptation aux difficultés de chacun.
L'école public de demain, ça pourrait être un endroit ou l'enseignant trouverait lui aussi sa place et aurait à sa disposition tous les moyens nécessaires pour avancer dans ses projets pédagogiques.
L'école public de demain, ça pourrait être un endroit ou l'enseignant ne se trouverait plus en permanence en porte à faux et en lutte avec le reste de la société ou celui-ci ne viendrait plus enseigner avec parfois la peur au ventre. Ce serait un endroit ou l'enseignant serait respecté par les élèves, par les parents, par la hiérarchie, par tous les citoyens ainsi que par le gouvernement. Gouvernement qui étant incompétent stigmatise le corps enseignant et le désigne aux Français comme étant les grands coupables.
L'école public de demain, ça pourrait être un endroit ou l'on construit la société de demain.


















